Le chômage partiel : quels coûts pour les économies des gouvernements ?

Face à la crise sanitaire du covid 19 qui a touché en majeur partie l’économie mondiale, les gouvernements ont instauré des programmes qui font recours au système de chômage partiel. Ce dernier vise à contourner une vague de licenciements pour lutter contre cette crise économique majeure. On se demande si le système de chômage partiel reviendrait plus ou moins coûteux pour les gouvernements. Voici un article qui vous renseigne plus à ce sujet.

Le travail à court terme, mesure fructueuse adoptée par plusieurs gouvernements

La plupart des pays ont fait recours aux régimes de chômage partiel pour faire face à la crise économique qui sévit actuellement. Par exemple, dans les grandes économies de la zone européenne, le recours sans précédent à ces régimes a écarté jusqu’à présent une flambée du chômage, qui n’a augmenté que de 0,1 point de pourcentage en mars pour s’établir à 7,4%. Ainsi, près de 27% de la main-d’œuvre européenne travaille désormais à temps partiel. Les programmes ont donc clairement contribué à protéger les emplois et les revenus des ménages et encourager probablement la consommation à mesure que les verrouillages seront adoucis. Néanmoins, les gouvernements pronostiquent toujours que le chômage atteindra 8,5% en 2020.

Le programme de chômage partiel, possible qu’il soit moins coûteux pour les gouvernements !

Le coût des programmes de chômage partiel concernant les finances publiques paraît être très élevé (100 milliards d’euros ou plus) pour les cinq plus grandes économies européennes. Mais ce coût aurait éventuellement été encore plus élevé si les travailleurs avaient plutôt été en chômage. Cela dit, ces programmes coûtent probablement moins cher aux gouvernements que les allocations de chômage, car le fardeau d’une activité économique moindre est partagé avec les entreprises. De plus, les régimes permettent une reprise économique plus accentuée, car ils maintiennent les travailleurs liés à leurs entreprises, en maintenant ainsi la productivité du capital humain et évitant une augmentation importante et permanente de l’épargne de précaution. Cependant, il n’est pas certain que ces mesures de travail à court terme suffisent à contenir cette crise économique, car d’autres secteurs comme le tourisme et l'hôtellerie connaîtront probablement une reprise beaucoup plus lente.